Cette année, à l’occasion du salon de l’auto qui s’ouvrira en janvier prochain, la plateforme journée sans crédit s’est penchée sur les offres de crédit présentes sur le marché de l’automobile et plus particulièrement sur le crédit ballon.

Assez récent, le crédit ballon, c’est largement répandu ces dernières années. Il est proposé par l'ensemble du secteur financier et par les concessionnaires. C'est pourtant un crédit particulièrement coûteux et dangereux pour le consommateur. 

En outre, le public particulièrement visé par ce type de crédit, ce sont les jeunes et, de manière générale, les consommateurs les moins nantis qui sont attirés par les mensualités très faibles qui leur sont proposées sans être alertés correctement sur les risques à long terme.

Le crédit ballon c'est quoi ?

« Le ballon » correspond à la dernière mensualité à payer qui peut atteindre des sommets 

Concrètement, vous signez un contrat d'une durée de 3 à 5 ans. Pendant toute la durée du crédit, vous payerez des mensualités faibles qui peuvent paraitre très alléchantes, mais attention aux très mauvaises surprises en fin de contrat. Il faudra, en effet, rembourser la dernière mensualité appelée "le ballon" qui peut aller en pratique jusqu’à 50% de la valeur du bien financé !
Même si lors de la signature du contrat on vous a dit que la reprise du véhicule pourra vous permettre de rembourser cette dernière mensualité, dans la réalité c’est un peu plus compliqué… La reprise du véhicule n’est pas sans conditions, certains contrats prévoient un kilométrage très faible et si vous le dépassez, vous serez facturé pour tous les kilomètres supplémentaires. De même, si vous n’avez pas « assez bien » entretenu votre véhicule, vous devrez payer les frais de réparations. 

Ainsi, en réalité, il n'est jamais certain que le prix que le concessionnaire vous proposera pour la reprise du véhicule vous permettra de rembourser le ballon et les frais supplémentaires éventuels. 

Si vous n’arrivez pas à rembourser ces montants, soit vous gardez la voiture, mais vous devrez contracter un nouveau crédit pour rembourser le solde restant dû du crédit et les frais (à des conditions financières que vous ne maitrisez pas). Soit vous rendez la voiture, mais vous devrez vous tourner vers le même concessionnaire pour racheter une nouvelle voiture avec un nouveau crédit ballon à la clef (pour la voiture et le remboursement du solde qui resterait impayé après le calcul de la valeur de reprise).

Le risque de ce type de crédit est clair : le consommateur doit quasi inévitablement réemprunter pour pouvoir solder le crédit et/ou racheter une nouvelle voiture avec un nouveau crédit ballon auprès du même concessionnaire et ainsi de suite…

L’objectif de la plateforme Journée sans crédit est double : il s’agit d’une part de sensibiliser le grand public aux risques liés au crédit facile et d’autre part de formuler des recommandations destinées aux pouvoirs politiques afin d’améliorer la protection des consommateurs, et de lutter plus efficacement contre le surendettement. 

Les recommandations

Au fil des années, de nombreuses recommandations de la plateforme ont été intégrées dans la législation

Le dossier de recommandations de cette campagne que vous trouverez en annexe se fonde sur les constats de terrain des associations partenaires et sur une analyse approfondie et critique de la législation belge et européenne en la matière.

La campagne

Cette année, la campagne a été réalisée en partenariat avec des étudiants en communication de l’IHECS.  Grâce à leur enthousiasme et à leur implication, elle a été entièrement repensée et dépoussiérée avec : 

  • Un nouveau site web www.lafacecacheeducredit.be recensant les informations essentielles pour le consommateur. 
  • Trois vidéos décalées et critiques sur le manque d'information et la crédulité des jeunes par rapport au crédit et aux messages publicitaires. 
  • Des brochures pour un accompagnement optimal du consommateur.
  • Ainsi qu’une campagne transmédiatique avec une visibilité sur les réseaux sociaux, sur youtube, etc