
Depuis 2004, plusieurs associations se regroupent autour de la symbolique "Journée sans crédit".
Le but de cette action est d’une part d’informer et de sensibiliser le public aux dangers du crédit par la voie d’animations de rue, de supports d’information et d’outils pédagogiques.
D’autre part, les associations actives dans cette plate-forme "Journée sans crédit" veillent à interpeller le Gouvernement en transmettant leurs recommandations visant à améliorer la protection de l’emprunteur et à permettre une lutte plus efficace contre le surendettement.
En 2009, la plate-forme a réalisé cette année un important travail d’analyse de la compatibilité de la Directive crédit avec notre législation actuelle et avec ses propres recommandations. Elle a formulé des remarques et propositions pour adapter la législation actuelle dans ce cadre, elle fait notamment des propositions concrètes pour éviter le piège de la banalisation du crédit en demandant notamment l’interdiction du démarchage en rue pour le crédit.
Elle a également poursuivi son travail d’argumentation contre l’élargissement de la Centrale des crédits aux particuliers et pour une amélioration de son efficacité. Elle plaide aussi pour la mise en place effective du Fichier des saisies.
Cette année, la plate-forme a ouvert un nouveau chantier de recommandations, celui des clauses abusives présentes dans de nombreux contrats de vente. Bien que n’étant pas du ressort de la loi sur le crédit à la consommation mais de celle sur les pratiques du commerce, il nous a semblé nécessaire de dénoncer certaines pratiques qui contribuent à renforcer l’endettement, voire le surendettement de personnes mal informées ou ayant des difficultés d’accès à la justice.